L'essentiel
- Un permis de travail est obligatoire : il n'y a pas de libre circulation entre la France et le Canada.
- Hors Québec, la mobilité francophone permet à un employeur d'embaucher un francophone sans étude du marché du travail.
- Le PVT (permis vacances-travail) est réservé aux 18-35 ans et fonctionne par tirage au sort, avec des places limitées.
Les principales voies pour travailler au Canada
Le PVT (Expérience internationale Canada)
Un permis de travail ouvert, valable chez n'importe quel employeur, pour les Français de 18 à 35 ans, jusqu'à 24 mois. Les candidats sont tirés au sort par rondes, dans la limite d'un quota annuel. Pour 2026, les rondes sont terminées : les places et les dates pour 2027 ne sont pas encore publiées. Le même programme propose aussi des volets « Jeunes professionnels » et « Stage ».
La mobilité francophone (hors Québec)
Un employeur situé hors du Québec peut embaucher une personne qui parle français (niveau NCLC 5 ou plus, soit un niveau intermédiaire) sans faire l'étude d'impact sur le marché du travail (EIMT) normalement exigée. Presque tous les métiers sont concernés. L'employeur paie 230 $ de frais, et toi 155 $ pour le permis, plus 85 $ pour la prise de tes données biométriques.
Le permis lié à un employeur
C'est la voie classique : un employeur canadien obtient une EIMT qui prouve qu'il n'a pas trouvé de candidat sur place, puis tu demandes un permis valable pour cet emploi uniquement.
S'installer pour de bon : Entrée express
Pour devenir résident permanent, le système Entrée express sélectionne des candidats. En 2026, il favorise notamment les francophones, la santé, les sciences et l'informatique, les métiers manuels qualifiés, l'éducation et le transport. Il faut désormais au moins 1 an d'expérience dans ces métiers.
Le cas du Québec
Le Québec choisit lui-même ses immigrants. Depuis novembre 2025, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) est la seule voie ouverte aux nouveaux candidats travailleurs qualifiés. Le Québec renforce aussi ses exigences de français pour les travailleurs temporaires : vérifie les règles à jour sur quebec.ca.
Les métiers recherchés
D'après les catégories prioritaires du gouvernement fédéral en 2026 :
- infirmiers, médecins et métiers des services sociaux ;
- électriciens, plombiers, charpentiers et autres métiers manuels qualifiés ;
- enseignants et éducateurs ;
- ingénieurs et informaticiens ;
- chauffeurs et métiers du transport.
Le site officiel Guichet-Emplois donne les perspectives d'embauche par métier et par province.
Les salaires
Les montants sont en dollars canadiens, avant impôts. Le salaire minimum est différent dans chaque province : vérifie celui de la province où tu vises un emploi. Le coût du logement est élevé dans les grandes villes : compte de 1 500 $ à plus de 3 000 $ par mois pour un appartement de 2 chambres selon la ville.
L'assurance maladie
Chaque province a sa propre assurance maladie, avec ses conditions :
- Québec (RAMQ) : un délai d'attente peut aller jusqu'à 3 mois. Grâce à une entente entre la France et le Québec, certains Français en sont dispensés (avec un permis lié à un employeur ou « jeune professionnel »). Les participants au PVT ne sont pas couverts par cette entente.
- Ontario (OHIP) : plus de délai d'attente, mais il faut un emploi à temps plein d'au moins 6 mois chez un employeur ontarien.
- En PVT : une assurance privée complète (maladie, hospitalisation, rapatriement) est indispensable pour toute la durée du séjour.
Avant de partir
- Choisis ta voie et vérifie les conditions sur le site officiel du gouvernement du Canada.
- Prépare ton CV au format canadien (sans photo, ni âge, ni situation familiale).
- Inscris-toi au registre des Français établis hors de France, gratuit, en ligne.
- Prévois ton retour : lis ce que deviennent tes droits en revenant.